Cette notion est avant tout pour moi un sujet pratique, puisque je l’enseigne comme matière (en classes préparatoires de la filière économique et commerciale).

Pourtant de multiples enjeux la traversent, et je commence l’année (la première comme la seconde) en abordant la critique de Pierre Bourdieu : ce que l’école annonce comme « générale » ne serait en fait qu’une culture bien particulière, celle de la classe dominante bourgeoise qui impose ainsi ses valeurs comme critères de sélection, tout en les légitimant.

Ce point est d’autant plus crucial que je prépare à l’épreuve reine des oraux des concours  » des grandes écoles de commerce et de management « , l’entretien de personnalité. J’expose alors des critères qui permettent de défendre la nécessité, justement, de préparer intensément – y compris, autant que possible, avec une petite théorie – cet entretien. Avoir l’occasion d’enseigner la « culture générale » ne consiste ainsi plus à faire ingurgiter le maximum de connaissances variées, dans une caricature de ce que peut être une préparation à un concours, mais à se saisir de la problématique des discriminations sociales.

Ce sujet, passionnant, nous a conduits, mon collègue Alain-J. Trouvé, professeur de Première spéciale, et moi-même à coordonner un numéro ambitieux de la revue Atala.

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Voici l’Avant-propos d’Alain-J. Trouvé.

Me fondant sur l’approche pragmatique que j’évoquais en haut de cette page, j’ai  rédigé aussi un article dans ce numéro :  » Ce que nous apprend la culture générale « , que vous pouvez lire ici :

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