Nadja

CONVULSIVE en effet, mais écrit en capitales d’imprimerie comme sur l’affiche qui annonce cette conférence. Ecrit comme dans les deux dernières lignes de Nadja, œuvre avec laquelle, en 1928, André Breton connaîtra son plus grand succès. Ecrit encore comme dans cette formule destinée à connaître une certaine postérité: « la beauté sera CONVULSIVE ou ne sera pas ». Je me propose de questionner ce que peut être exactement cette beauté mise ainsi en avant dans la conclusion de l’ouvrage. Qu’a-t-elle de si spécifique? En quoi touche-telle aussi bien aux êtres qu’à certains objets, qu’elle transfigure sous un éclat particulier? Et même, qu’apporte-t-elle de nouveau, sous l’étendard surréaliste, à l’Art du XXe siècle? Pour cela, nous la prendrons au mot, nous la prendrons comme effet de discours: c’est une notion qui émerge d’un récit, puis du commentaire qui en est fait dans des textes au genre complexe, voire problématique: à la fois autobiographie, essai, poésie en prose.

conférence prononcée au CRU (Rennes) le 21 octobre 2008

Le texte est disponible ici :

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