Nadar

J’aimerais partir d’un des effets de la nouvelle  » Sylvie «  les plus évidents, qui est le brouillage des figures féminines. « Le temps vécu » ne sera donc pas ici abordé directement, par exemple en examinant la construction du chronotype, la façon dont Nerval imbrique les époques par reculs successifs, mais retrouvé, d’une certaine manière, dans le cadre de notre enquête. Nous verrons aussi pourquoi ce temps est double, et l’impossibilité d’aimer qui en résulte. À vrai dire, ce titre m’a été inspiré, si l’on peut parler d’inspiration – qui a plutôt failli être l’inverse d’ailleurs – à un moment précoce de la conception de cette petite conférence, c’est un peu la loi du genre. Je ne le renie pas, ce titre, j’y aurais probablement placé aussi ce qui sera l’objet de mon premier point, l’idée de la trinité amoureuse. Ce terme de trinité me semble convenir en ce qu’il implique de circulation entre les trois figures de femmes, par-delà cette triple dispersion.

conférence prononcée au CRU (Rennes) le 15 janvier 2014

le texte est disponible ici :

Temps_Nerval_Abolgassemi